L’essentiel
- Verrouillez la séquence immédiatement : l’enregistrement en boucle écrase les images en quelques minutes ou heures.
- Copiez le fichier original, avec sa date et son heure, à un second endroit le jour même.
- Remettez la vidéo à votre assureur et à la police, pas aux réseaux sociaux.
- Les règles sur les dashcams et la diffusion d’images varient selon les pays : vérifiez avant de publier ou d’installer.
Lors d’une collision, c’est souvent parole contre parole. Une vidéo de dashcam lève le doute : vitesse, feux, clignotants, qui a freiné et qui ne l’a pas fait. Mais les dashcams enregistrent en boucle, et la séquence décisive peut disparaître si vous n’agissez pas vite. Voici comment faire compter vos images.
1. Sauvegardez la séquence tout de suite
- La plupart des dashcams verrouillent automatiquement une séquence quand elles détectent un choc. Vérifiez-le, ou appuyez sur le bouton d’urgence ou de verrouillage.
- Si la caméra a une app, téléchargez la séquence sur votre téléphone sur place.
- Ne roulez pas des heures avec la même carte mémoire : l’enregistrement en boucle pourrait écraser la séquence.
- Notez le nom du fichier et l’heure affichée.
2. Vérifiez la date et l’heure
Une date ou une horloge fausse peut servir à contester la vidéo. Si l’horloge est décalée, notez l’écart (par exemple « la caméra affiche 08:12, heure réelle 09:12 ») et expliquez-le à l’assureur. Réglez l’horloge pour la prochaine fois.
3. Gardez l’original, faites des copies
Copiez le fichier original, sans le modifier, sur un ordinateur et une sauvegarde le jour même. Ne coupez pas, ne montez pas, n’ajoutez pas de musique à l’original. Si vous avez besoin d’un extrait, faites-le à partir d’une copie. Gardez la carte mémoire en lieu sûr jusqu’au règlement du dossier.
Chameleon AI peut importer une séquence dans un incident : le fichier reçoit une empreinte SHA-256 et est chiffré sur votre appareil, pour montrer plus tard qu’il n’a pas été modifié. Voir /fr/blog/preuve-numerique-empreinte-sha256/.
4. À qui la remettre
Dites à votre assureur que vous avez une vidéo et joignez-la à votre déclaration (voir /fr/blog/declarer-un-sinistre-auto-a-son-assurance/). Si la police intervient, proposez-la-lui ; elle peut aussi identifier un conducteur en cas de délit de fuite (voir /fr/blog/delit-de-fuite-que-faire/). Les dashcams des autres conducteurs comptent aussi : demandez aux témoins s’ils en ont une.
5. Vie privée et loi
L’usage d’une dashcam est légal dans de nombreux pays, encadré dans d’autres, et les règles sur la diffusion des images sont encore plus strictes : visages et plaques peuvent être des données personnelles. Transmettre une séquence à votre assureur ou à la police est en général admis ; la publier en ligne pour dénoncer un conducteur peut vous exposer juridiquement. Vérifiez les règles locales avant d’installer une caméra, et voir /fr/blog/est-il-legal-de-filmer-un-incident/.
Pas de dashcam ? Votre téléphone
Sans dashcam, des photos et une courte vidéo de la scène prises juste après l’accident sont la meilleure alternative. Notre checklist /fr/blog/photographier-un-accident-de-voiture/ liste ce qu’il faut capturer.
Questions fréquentes
La vidéo de dashcam peut-elle se retourner contre moi ?
Oui, elle montre tout, y compris votre propre vitesse ou vos erreurs. Assureurs et tribunaux peuvent la demander. C’est une raison de conduire prudemment, pas de cacher des preuves.
Un enregistrement en mode parking est-il utile ?
Très. Il peut montrer qui a heurté ou vandalisé votre voiture garée. Sauvegardez-le dès que vous remarquez les dégâts.
Faut-il publier la vidéo sur les réseaux sociaux ?
Évitez. La publication peut enfreindre les lois sur la vie privée et nuire à votre dossier. Remettez-la plutôt à votre assureur et à la police.
Informations générales pour vous aider à vous organiser, pas un conseil juridique. Les procédures et les numéros peuvent changer : confirmez-les auprès du service concerné et, en cas de danger, appelez d’abord le numéro d’urgence local.