L’essentiel
- Commencez large, puis rapprochez-vous : la scène d’abord, puis chaque voiture, puis chaque dégât.
- Photographiez avant de déplacer les voitures, si c’est sans danger, et gardez les fichiers originaux.
- Une vidéo en faisant le tour, lentement, capture toute la scène en une prise.
- Pas de retouche, de filtre ni de recadrage : un fichier intact, avec sa date et son lieu, est plus crédible.
Après un accident, la version de l’autre conducteur peut changer du jour au lendemain. Les photos, non. Assureurs, policiers et, s’il le faut, juges se fient aux images plus qu’à la mémoire de quiconque. Pas besoin d’appareil professionnel : un smartphone suffit si vous savez quoi photographier. La sécurité d’abord : ne vous placez jamais dans la circulation pour une photo.
Les 12 photos à prendre
- La scène entière de loin, avec les deux voitures et la route.
- La même scène depuis le côté opposé.
- La position de chaque voiture par rapport au marquage, au trottoir ou au carrefour.
- La direction d’où venait chaque voiture, prise derrière chacune.
- Le point de choc sur chaque voiture, en gros plan.
- Tous les autres dégâts, avec un repère d’échelle (une main, une clé).
- Les deux plaques d’immatriculation, lisibles.
- Les panneaux et feux qui s’appliquaient : stop, cédez-le-passage, limitation de vitesse.
- Les traces de freinage, débris et liquides sur la chaussée.
- L’état de la route et la météo : chaussée mouillée, nids-de-poule, soleil rasant, obscurité.
- Ce qui gênait la visibilité : une camionnette garée, une haie, un virage.
- Les documents : l’attestation d’assurance et le permis de l’autre conducteur, s’il est d’accord.
Ajoutez une courte vidéo
Une vidéo de 30 à 60 secondes, filmée en faisant lentement le tour de la scène, montre les distances et les positions mieux qu’une dizaine de photos. Commentez à voix basse si vous voulez : « voici le carrefour, la ligne de cédez-le-passage est ici, la voiture grise s’est arrêtée là. » Gardez l’appareil stable et ne zoomez pas brusquement.
La nuit ou par mauvais temps
Activez le flash pour les gros plans des dégâts, mais coupez-le pour les vues larges, qui sinon sortent noires. Servez-vous de l’éclairage public et des phares. Restez immobile, appuyez-vous contre quelque chose et prenez plusieurs photos de chaque vue. S’il pleut, photographiez aussi la chaussée mouillée : elle compte pour les distances de freinage.
Gardez des photos crédibles
- Laissez la date et la localisation activées : elles montrent quand et où la photo a été prise.
- N’appliquez ni filtre, ni recadrage, ni retouche. Si vous avez besoin d’une version modifiée, gardez aussi l’originale.
- Sauvegardez les fichiers le jour même. Un téléphone cassé dans l’accident ou volé plus tard emporte vos preuves avec lui.
- Ne publiez pas les photos sur les réseaux sociaux : elles peuvent montrer d’autres personnes, et les commentaires publics peuvent nuire à votre dossier.
Dans de nombreux pays, les visages et les plaques sont des données personnelles. Utilisez-les pour votre déclaration ou votre plainte, sans les diffuser publiquement. Voir /fr/blog/est-il-legal-de-filmer-un-incident/.
Comment Chameleon AI protège vos photos
Quand vous photographiez un incident avec Chameleon AI, chaque fichier reçoit une empreinte SHA-256 au moment de la prise, avec l’heure et le lieu. Il est ensuite chiffré sur votre appareil : une copie modifiée ne correspondrait plus à son empreinte, ce qui aide à montrer que vos preuves n’ont pas été altérées (lire /fr/blog/preuve-numerique-empreinte-sha256/). L’app donne aussi des conseils sur quoi filmer, et l’IA relie ensuite chaque moment clé de son rapport à la seconde où il se produit dans votre vidéo.
Questions fréquentes
Combien de photos prendre après un accident ?
Plus que vous ne le pensez : vingt à quarante, c’est normal. Le stockage ne coûte rien, et vous ne pourrez pas revenir sur la scène une fois les voitures parties.
Est-ce légal de photographier l’autre voiture et son conducteur ?
Photographier les véhicules, les plaques et la scène pour une déclaration d’assurance est généralement admis. Filmer des personnes est encadré différemment selon les pays : évitez les gros plans de visages sauf nécessité, et ne les publiez jamais.
Peut-on utiliser des captures d’écran ou des photos retouchées ?
Oui, mais elles ont moins de poids. Assureurs et tribunaux préfèrent les fichiers originaux avec leurs métadonnées (date, heure, parfois lieu). Gardez toujours les originaux.
Informations générales pour vous aider à vous organiser, pas un conseil juridique. Les procédures et les numéros peuvent changer : confirmez-les auprès du service concerné et, en cas de danger, appelez d’abord le numéro d’urgence local.